Un nouveau formateur sur le BPJEPS canoë Kayak

29 Mai

Un nouveau formateur sur le BPJEPS canoë Kayak

BPJEPS Canoë Kayak

foto didier-1Présentation de Didier BAYLACQ, nouveau formateur sur le prochain BPJEPS Canoë Kayak à Pau.

Didier, peux-tu te présenter rapidement ?
« Depuis que je suis jeune jeune, j’ai eu la chance de pratiquer toutes les disciplines de pratique d’eaux vives.
J’ai fait beaucoup de compétitions et j’ai terminé ma carrière sportive sur une médaille de bronze au championnat du monde de descente en 98.
D’un point de vue professionnel, j’ai été 3 ans moniteur d’activités nautiques au club de Pau et j’ai été aussi responsable de base d’une entreprise multi activités eau vive (rafting, nage en eau vive….) au Pays Basque
Puis j’ai travaillé pendant 10 ans au Comité Départemental sur des missions très variées telles que : le développement, la défense du patrimoine, les formations…
Depuis 4 ans, je suis entraîneur privé à mon compte de sportifs de haut niveau.
Toutes ces expériences m’ont permis d’avoir une vision globale des multiples facettes des métiers liés au kayak et à l’eau vive (club, compétition, tourisme et loisirs) ».

Peux-tu nous en dire un peu plus, qui entraînes tu chez les sportifs français ?didier -1
« Je coache actuellement de très bons athlètes à savoir 3 champions de France : Marie Zélia LAFONT(K1D), Pierre Antoine TILLARD(C1H), Claire JACQUET(C1D).
Pour certains les contrats vont jusqu’aux Jeux Olympiques.
Je suis aussi des sportifs étrangers. Au total j’encadre une dizaine de personnes à l’année ce qui est déjà très bien. »

Sur le prochain BPJEPS sur quels cours vas-tu intervenir ?
« Bien sur tout ce qui est lié à la navigation, toutes embarcations mais aussi, au vue de mes expériences, sur tout ce qui concerne la préparation physique à la compétition ainsi que sur les aspects professionnels et les savoirs être liés au métier
Donc sur à peu près tous les modules du BPJEPS »

A propos de pratique, quels seront les principaux sites de navigation ?
« Les apprentis pourront s’entraîner nettement plus qu’avant au Stade d’eaux vives, qui est un super outil qui doit être utilisé et exploité dans le cadre de toute formation.
La particularité, c’est que c’est une rivière de difficulté moyenne (environ classe 3 de rivière naturelle) qui permet d’intégrer plein de choses, sans danger. Sur la période de formation, les stagiaires pourront s’apprivoiser à l’environnement et s’initier à toutes les disciplines : raft, kayak, hydro, slalom…

Bouger, connaitre des rivières et des lieux de pratiques différents fait partie de la culture des kayakistes : il est prévu d’amener les apprentis sur toutes les rivières du département aux configurations souvent différentes.

Et nous ferons également un séjour en Espagne sur des rivières un plus volumineuses : c’est une chance d’avoir des rivières comme le Rio Ara ou la Noguera Palaresa à quelques heures de voiture de chez nous, c’est important pour nous de faire découvrir aux apprentis de tels parcours »

Quelle est ta vision, des changements apportés sur le prochain BPJEPS ?
« Ca va amener plus de richesses et de jeunesse à la formation.
Les 3 options proposées permettront de mieux appréhender la saisonnalité de cette activité professionnelle :
– une formation de skiman car cela pourra permettre au stagiaire de trouver plus facilement du travail sur la période hivernale.
– Le Certificat spécialisé en activité escalade ou le CQP tir à l’arc car de plus en plus de structures privées décident de se développer vers le multi- disciplinaires dans le but de pouvoir garder leur moniteur à l’année. »

Comment analyses-tu l’évolution du milieu professionnel ?
« Je vois une évolution vers la professionnalisation.
Quand je vois que je ne vis que du kayak, pour moi c’est évident.

Le profil des pratiquants évolue. Nous ne sommes plus forcément que sur de la recherche de performance sportive.

Il y a le côté sportif mais aussi l’aspect récréatif et éducatif. Les clubs et structures ont besoin de personnes capables d’animer des activités à titre d’initiation et de découverte mais aussi compétents pour proposer des projets de développement.

Les stagiaires seront sensibilisés à cela pour mettre en place des activités avec des partenaires sociaux (pour des stages, séjours, vacances sportives…etc.).

Actuellement toutes les offres au niveau national ne sont pas pourvues. De l’emploi il y en a ! »

 

 

Article Jessie MARCHAIS

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